Texte Libre
Soyez les bienvenus dans mon journal. Venez avec moi dans mes pensées. Venez
avec moi dans mon jardin, vous rafraîchir dans l'ombre de l'après-midi. dégustez un jus de fruits frais, tournez quelques pages. Et n'admettez qu'une seule règle : le respect des autres
pensées... Edenora.
Moi-même aveuglée que je suis, je ne me rends pas compte de mon aveuglement à ce moment-là.
Ce n'est que maintenant en l'écrivant, dix ans plus tard, que le choc se produit.
Le choc de l'écriture sauvage, non contrôlée, de la main qui écrit par surprise que l'amour qui me rend aveugle n'est pas celui que je porte à Emmanue, car c'est cela que je comptais écrire, mais
bien celui que je porte encore à Chahar Chem.
L'impact est immense au moment de l'écriture. Tellement immense, qu'il me laisse coîte pendant un an. Un an de réflexion !
Tout ce temps pour prendre conscience de ma non-conscience. Pour laisser à nouveau petit à petit des sentiments se lacer et se délacer dans mes veines.
Un an pour comprendre que l'amour fou qui m'aveugle n'est pas non plus celui que je porte à Chahar Chem, mais n'est rien d'autre que l'amour tout court. Qui avait pu s'incarner dans les traits de
Chahar Chem, mais jamais au grand jamais dans ceux d'Emmanuel ou de quiconque jusqu'à ce que...
à suivre...
